Theresa May à l'offensive pour défendre son avenir — Brexit

Accord sur le Brexit : quatre ministres démissionnent, Theresa May sur la touche

Frustration chez les «hard brexiters» : début de crise politique au Royaume-Uni

Plusieurs membres du gouvernement britannique, dont le ministre du Brexit Dominic Raab, ont annoncé leur démission jeudi, plongeant Theresa May dans une crise politique qui pourrait lui être fatale au lendemain de la validation par ses principaux ministres du projet d'accord de sortie de l'Union européenne conclu avec Bruxelles.

Un accord dans la douleur. La Première ministre britannique, ébranlée par ses départs, a défendu de toutes ses forces le texte de près de 600 pages, jeudi. "Nous ne faisons pas de plan pour un non Brexit parce que ce gouvernement va respecter le vote du peuple britannique".

Un moment de répit.

Le projet d'accord prévoit un "filet de sécurité" destiné à éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande voisine.

Amical: L'Allemagne étouffe la Russie
L'Allemagne a vite disposé de la Russie (3-0) jeudi soir grâce à des buts de Sané (8ème), Süle (25ème) et Gnabry (40ème). Pour rappel, touché par un deuil familial , Julian Draxler n'a pas participé à cette rencontre.


Pour autant, Theresa May a reconnu que le texte n'est totalement satisfaisant ni pour Londres, ni pour Bruxelles, et elle a assuré que celui-ci n'était "pas définitif".

"En cas de rejet de l'accord au Parlement, il est fort probable que son gouvernement soit destitué, on rentrera dans une période plus instable politiquement", décrypte la spécialiste. Toutefois la partie est loin d'être gagnée.

Dans sa lettre de démission, M. Raab explique que l'accord sur la frontière nord-irlandaise, avec ses modalités douanières, représente "une menace très réelle à l'intégrité du Royaume-Uni". Outre Michael Gove, ce groupe est composé de la ministre des Relations avec le Parlement Andrea Leadsom, du ministre du Commerce international Liam Fox, de la ministre du Développement international Penny Mordaunt et du secrétaire d'Etat au Transports Chris Grayling, selon la BBC et le Telegraph.

Il a déjà rallié au moins 22 députés tories, mais le compte n'y est pas: l'appui de 48 d'entre eux, soit 15% du groupe conservateur à la chambre des Communes, est en effet requis pour organiser un tel vote de défiance. Les Conservateurs détiennent 315 sièges; May aura donc besoin du soutien des 10 députés du petit parti unioniste irlandais DUP, mais sans doute aussi d'un certain nombre des 257 députés du Parti travailliste pour pallier les défections prévisibles dans son propre parti.

Elton John nostalgique dans une émouvante publicité de Noël
Quelques notes se font entendre, puis l'on reconnaît la mélodie de l'un de ses plus grands tubes, "Your Song", sorti en 1970. La pub de Noël de John Lewis & Partners est devenue virale sur les réseaux sociaux depuis jeudi.


"Le choix est clair: nous pouvons choisir de partir sans accord, risquer qu'il n'y ait pas de Brexit du tout, ou choisir de nous unir et soutenir le meilleur accord que nous pouvions négocier, cet accord", les a prévenus Mme May.

Ce vote a eu lieu deux ans après la tenue d'un référendum sur l'indépendance de l'Écosse, dans lequel 55% des électeurs ont choisi de rester au sein du Royaume-Uni. Le risque d'un " no-deal", d'une sortie sans accord devient de plus en plus probable, ce qui préoccupe particulièrement la bourgeoisie britannique.

Goldman Sachs n'exclut donc ni un deuxième référendum sur le Brexit, ni la possibilité d'un Brexit sans accord et indique que plusieurs éléments augmentent la probabilité de nouvelles élections législatives dans les six mois à venir.

Par ailleurs, dans le dialogue radiophonique, le Premier ministre a évité de répondre à une auditeur qui lui a demandé si elle ne devait pas démissionner de son poste sur la base des critiques formulées à l'encontre de son projet de quitter l'Union européenne et a ratifié que, en l'absence d'accord avec l'UE, les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni "continueront à être protégés".

Julian Assange a été inculpé aux É.-U. | États-Unis
Les chefs d'accusation devraient cependant "rester confidentiels jusqu'à ce qu'Assange soit arrêté", ajoute Dwyer. La nature exacte des chefs d'accusation retenus contre le fondateur de WikiLeaks n'est pas connue immédiatement.


Le prédécesseur de May, David Cameron, lança le référendum de 2016 sur le Brexit comme un moyen de calmer l'aile eurosceptique de son parti, tout en renforçant la position de négociation du Royaume-Uni avec les autres puissances de l'UE, surtout l'Allemagne.

Latest News