Espagne: Mariano Rajoy renversé par le Parlement et remplacé par Pedro Sanchez

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et la numéro deux de l'exécutif Soraya Saenz de Santamaria pendant le débat sur la motion de censure le 31 mai 2018 au Parlement à Madrid

Espagne: Mariano Rajoy renversé par le Parlement et remplacé par Pedro Sanchez

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy vient d'être renversé lors d'un vote au Parlement. Sauf rebondissement de dernière minute, les députés espagnols vont approuver dans la journée la motion de censure déposée par le Parti socialiste (PSOE) de M. Sanchez et porter ce dernier à la tête du gouvernement si M. Rajoy ne démissionne pas avant, ce que son entourage exclut. 169 parlementaires ont voté contre et il y a eu une abstention. Monté au front contre Mariano Rajoy dès l'annonce jeudi dernier de la condamnation du PP, il a tenté cette fois avec succès un coup de poker politique, sept ans après le socialiste Jose Luis Zapatero (2004-2011).

"Aujourd'hui, nous écrivons une nouvelle page de l'histoire de la démocratie dans notre pays", avait déclaré avant le vote Pedro Sanchez, ancien professeur d'économie.

Mais il a dû former autour des 84 députés socialistes une majorité hétéroclite allant de Podemos aux indépendantistes catalans et aux nationalistes basques et pesant au total 180 voix sur 350 députés. Ce vendredi 1juin, une majorité de députés a approuvé la motion de censure qui visait à destituer le Premier ministre.

"Les deux grands partis qui, jusqu'à présent, ont fait vivre la démocratie espagnole", l'un extrêmement "affaibli" et l'autre "traumatisé par la perte de pouvoir dans des conditions auxquelles il ne s'attendait pas", ajoute-t-il, "se retrouvent en réalité alliés pour retarder au maximum les élections".

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A 46 ans, M. Sanchez tient enfin sa revanche, lui dont l'investiture à la tête du gouvernement avait été rejetée par les députés en mars 2016 avant qu'il ne réalise en juin de la même année le pire score de l'histoire du PSOE aux élections législatives.

Il avait finalement réussi à reprendre les reines du Parti socialiste l'an dernier, grâce au soutien de la base contre les barons du PSOE. Avec le soutien de Podemos, des indépendantistes catalans et l'obtention de l'appui du Parti nationaliste basque (PNV), jusqu'ici acquis à la cause du PP, c'est chose faite.

Reste à savoir désormais combien de temps M. Sanchez sera en mesure de gouverner avec une majorité qui apparaît totalement instable.

Afin de convaincre le PNV, M. Sanchez a dû assurer qu'il ne toucherait pas à ce budget qui prévoit des largesses financières pour le Pays basque.

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Il a déclaré jeudi que s'il prenait le pouvoir, il s'en tiendrait au budget approuvé par Mariano Rajoy et chercherait également à entamer un dialogue avec la Catalogne sécessionniste, où un gouvernement dirigé par Quim Torra a été mis en place sans aucun membre en exil ou en détention.

"M. Sanchez veut être chef du gouvernement à n'importe quel prix" mais va "rentrer à la Moncloa (siège de la présidence du gouvernement) par la porte de derrière", a raillé Rafael Hernando, patron des députés conservateurs.

La condamnation du PP dans le procès Gürtel pour avoir bénéficié de fonds obtenus illégalement aura donc été l'affaire de trop pour M. Rajoy, dont le parti est empêtré dans plusieurs scandales. Le tribunal a conclu qu'entre le parti et un groupe privé s'était créé "un authentique et efficace système de corruption institutionnel à travers des mécanismes de manipulation des marchés publics".

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